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Se passer de Windows

Les situations de monopole ne sont jamais bonnes pour le consommateur. Cela implique le plus souvent moins d'innovation, des prix trop élevés, ...

Hors il faut bien dire que depuis une quinzaine d'année, Microsoft est en position de quasi-monopole sur certains segments de l'informatique personnelle (PC), essentiellement les Systèmes d'exploitation (le logiciel qui fait tourner les fonctions de base de l'ordinateur) et la suite de Bureautique « Office » (Word, Excel, ...).{C}

En face de ce quasi monopole, on retrouve Apple mais aussi les technologies « Open Source ». Pour ces logiciels, le code source est librement accessible et modifiable, le tout encadré par une licence de type GPL (Gnu Public License). Ces logiciels sont développés par une communauté de développeurs tout autour de la planète. Ces logiciels dit "libres" et gratuits sont apparus dès les années 80. Mais une accélération notable a été constatée depuis l'avènement d'internet qui facilite le travail en groupe, et bien sûr une distribution peu coûteuse (téléchargement en ligne)

Bien sûr la pérennité dans le temps d'un produit opensource dépend du succès rencontré (nombre d'utilisateurs) et donc souvent du nombre de contributeurs et de leur qualité.

Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, de nombreux logiciels sont maintenant très aboutis, d'un niveau 'commercial', et notamment la « brique de base » qu'est le système d'exploitation, nommé Linux. Il faut dire que Linux tourne sur les serveurs d'entreprise depuis des années, et que Linux est un dérivé de Unix, un système d'exploitation massivement utilisé dans les entreprises depuis les années 80.

On retrouve plusieurs « Linux » appelés « distributions » qui sont des dérivés de la même base (le Kernel), mais avec un choix de logiciels différents et un système de gestion graphique différent. En effet contrairement à Windows, il existe plusieurs systèmes de fenêtrage (KDE qui ressemble plutôt à Windows et Gnome à MacOS d'Apple)

Alors avec tous ces avantages, comment se fait-il que l'on ne retrouve que 1% à 2%% des PC sous Linux ? C'est que le consommateur mais aussi l'entreprise n'a que rarement le choix, car la totalité des PC sont pré-livrés avec les systèmes de Microsoft, d'ailleurs pour un surcout de plus de 90€ (en version "Home" pré-installée dite OEM)

Alors pourquoi changer ?

Tout d'abord pour des considérations financières. L'acquisition d'un PC sans Système d'exploitation et la suite bureautique Office, permet plusieurs centaines d'euros d'économies. Pour l'entreprise, et malgré des prix chez Microsoft plus intéressants, les gains seront supérieurs car l'entreprise paie une maintenance annuelle, la « Software Assurance » qui coûte presque 30% par an et qui permet de passer 'gratuitement' à la version supérieure, option rarement rentable pour l'entreprise.

Le passage à Linux peut aussi être un souhait d'améliorations diverses par rapport aux produits de Microsoft : on notera des performances améliorées (temps au démarrage, autonomie d'un portable), une meilleure stabilité (il est extrêmement rare de devoir redémarrer un système Linux) ou un souhait de meilleure sécurité (il y a notablement moins de virus sous Linux)

Le changement peut également être guidé par un souhait de promouvoir l'open source et intensifier la concurrence.

Le passage sous Linux peut être facilité par la mise en place d'une stratégie de migration progressive. L'idée sous-jacente est d'habituer les utilisateurs à des applications existantes sous Linux mais que l'on retrouve sous Windows.

Stratégie de migration

La première chose à faire est donc d'identifier et de sélectionner des logiciels multi-plateformes.

C'est le cas des applications en Java (de Sun Microsystems), mais toutes les applications commerciales ne sont pas forcement dans ce langage. Autre technologie à privilégier, les applications 'légères' (ou applications Web) ne nécessitant qu'un navigateur.

Ce navigateur multi-plateforme est donc la première application à remplacer, on choisira le leader Firefox, ou les très bons challengers Opera et Chrome.

Pour la bureautique, le choix se portera sur OpenOffice globalement compatible avec Word, Excel, Powerpoint. Une autre solution est d'utiliser sur Internet la suite Google Docs (mais une connexion Internet permanente est nécessaire) et les données sont chez Google ...

Pour la messagerie électronique, l'agenda et la gestion des taches, on pourra utiliser Thunderbird ou Evolution  qui peuvent se connecter à un serveur d'entreprise MS-Exchange. Sinon une suite complète (et qui remplacera votre Lotus ou Exchange) comme Zimbra est également intéressante (la conversion des emails sous Outlook fonctionne très bien)

Pour l'anti-virus, Avg fera l'affaire. Si une messagerie instantanée est utilisée, Kopete vous permettra d'accéder à Yahoo et Msn. Enfin Skype reste la solution idéale pour la vidéo-conférence et la téléphonie ou alternativement.

Une fois ces applications utilisées sous Windows, 95% du travail préparatoire sera fait pour la majorité des entreprises. Pour les particuliers, si la gestion des photos est faite en ligne avec Flickr (Yahoo!) ou Picassa pas de problème. Sinon l'apprentissage de Digikam sera nécessaire sous Linux. De même la gestion de comptes devra être faite avec KMyMoney l'équivalent de Money.

Reste le choix de la distribution. Pour le poste client, on doit mettre l'accent sur une installation simple mais surtout qu'elle reconnaisse un nombre maximal de périphériques.

Tout ceci nous fait recommander la distribution Mandriva ou Ubuntu. D'autres distributions venant du monde « serveurs » peuvent être considérées comme Suse (Novell) et Fedora (RedHat).

Nous avons utilisé avec un grand succès Mandriva en entreprise et à la maison. Cette entreprise a en plus le mérite d'être Française et un support (payant) existe, bien sûr en plus des forums sur Internet où l'on trouve de nombreux passionnés toujours prêts à aider un débutant. L'installation très simple permet de remplacer ou conserver  Windows (dans ce dernier cas, on choisit le système au démarrage).

De même il est possible de tester Linux Mandriva sans l'installer, soit avec un CDROM auto-amorçable (Mandriva One), soit avec une clef USB (Mandriva Flash)